Daniel Meurois✨

JE NE SUIS QUE PARCE QUE TU ES... et c'est pour cela que nous sommes.


Au lendemain du grand Archétype de Régénération que représente la fête de Pâques ou de ce qui s'en rapproche dans de multiples cultures, il est certainement bienvenu de regarder ce qui vient dès lors nous solliciter de l'intérieur. Je vous propose à ce propos ces quelques lignes extraite du "Labyrinthe du karma."


Il est d’usage de déclarer que le temps qui s’écoule est

un grand réparateur. C’est sans doute exact puisqu’au cours

d’une vie il parvient souvent – et heureusement – à panser

un certain nombre de blessures. Il les rend en tout cas moins vives dans le cadre de la personnalité incarnée.

Il existe cependant un autre type de temps. Celui-là enjambe de très haut notre perception classique des années, des décennies et des siècles qui se succèdent. C’est le temps de notre âme, de son rythme, celui qui accumule les informations issues de la multitude de nos vécus par le biais de la fabuleuse banque de données que constitue notre atome-germe.


C’est ce temps-là qui compte réellement dans le contexte

de l’expression du karma car, à son niveau, le phénomène

de l’oubli ou de l’atténuation des souvenirs ne signifie

rien d’autre qu’un engourdissement momentané de la personnalité égotique.

Je veux dire par ces mots que si la personnalité incarnée

peut oublier ou diminuer grandement l’impact d’une blessure reçue ou infligée, en amont d’elle la réalité vibratoire de l’âme continue de stocker son vécu. L’oubli a beau agir à la manière d’un coup de gomme sur un écrit, le geste qui a poussé à écrire demeure en filigrane sur la page… sans parler de ses conséquences, sous la forme d’une charge énergétique.


Oui, il y demeure à moins que… À moins qu’il n’ait été

dépassé puis transcendé par une autre énergie, une véritable puissance ascensionnelle : celle du Pardon. Pardon offert à celui ou celle qui nous a blessé et/ou pardon envers nous-même, selon le cas.

Je dis "offert" et non pas "accordé" et on comprendra

bien ici, je l’espère, l’importance de la distinction à établir

entre ce que sous-entendent ces deux termes.


Ce qu’on accorde ou concède sera toujours très différent

de ce qu’on offre car l’énergie émise par le mental classique

quotidien et la raison qui le caractérise ne se comparent pas à celle dégagée par le Coeur et son Souffle aimant.

Bien sûr, la majorité des Traditions de notre monde soulignent "le devoir de Pardon"…


Toutefois, combien sont ceux d’entre nous, croyants ou pas, qui en comprennent vraiment le sens profond ? La nécessité absolue d’offrir le Pardon dépasse de loin le fait d’adhérer à un crédo ou une simple règle de morale. Elle nous renvoie à la cohérence de ce que je nomme la "Loi du Vivant". Un Principe qui exprime la Fluidité Essentielle de la Vie en constante demande de circulation en nous.


On comprendra aisément, me semble-t-il, que le Pardon

est frère de la Compassion, cette Puissance d’Amour consolatrice qui permet de réaliser que la souffrante incomplétude d’autrui nous renvoie à la nôtre.

Il est fondamental d’apprendre à pénétrer cette évidence

par laquelle le Un n’existe que par le Deux et que

c’est ainsi que le Trois est généré… lequel ramène enfin à l’Un. En d’autres termes : « Je ne suis que parce que Tu es

et c’est pour cela que Nous sommes. »


En réalité, l’ignorance dans laquelle nous stagnons globalement, de l’individuel au collectif, a fait que nous n’avons pas compris et encore moins intégré cette vérité fondamentale :

C’est l’absence ou le manque de Pardon qui est le

carburant de tous les karmas, donc de toutes nos

errances et souffrances.


© Daniel Meurois. Extrait du "Labyrinthe du karma". Éditions Le Passe-Monde.

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